Franchise : quel contrat choisir ?

publié le 24 févr. 2009 à 13:36 par FUGEN Maelys   [ mis à jour le·24 févr. 2009 à 13:37 par Administrateur du site ]

Masterfranchise, franchise administrative, microfranchise... Les réseaux de franchise proposent différents niveaux d'intégration réciproque du franchiseur et du franchisé.

Il existe plusieurs catégories de franchise

Plusieurs catégories de franchise

■ les contrats de franchise de distribution, « en vertu desquels le franchisé se borne à vendre certains produits dans un magasin qui porte l’enseigne du franchiseur ». C’est la formule la plus usitée ;

■ les contrats de franchise de services,« en vertu desquels le franchisé offre un service sous l’enseigne, le nom commercial voire la marque du franchiseur, en se conformant aux directives de ce dernier » ;

■ les contrats de franchise de production (industrielle ou agricole), « en vertu desquels le franchisé fabrique lui-même, selon les indications du franchiseur, des produits qu’il vend sous la marque de celui-ci » ;

 les contrats de franchise industrielle encadrent la production industrielle ou agricole selon certaines normes. Peu développée à l’extérieur des États-Unis, la franchise industrielle se double parfois d’une franchise de commercialisation sous une même marque.

Par ailleurs, les réseaux peuvent présenter différents niveaux d’intégration réciproque du franchiseur et du/des franchisés. 
On distingue ainsi :

■ les contrats de franchise corner qui autorisent la vente des produits du franchiseur dans une partie du magasin. Prisés seulement de quelques rares enseignes de fabricants, la relation entre les deux parties ressemble beaucoup à celle qui lie fournisseurs et détaillants ;

■ les contrats de franchise financière qui permettent de dissocier l’apporteur de capitaux (le franchisé) du manager/gestionnaire salarié du franchiseur ou du franchisé ;

■ les contrats de franchise associative (ou participative) qui relèvent de l’association de capitaux, dans laquelle le franchiseur prend une participation qui peut atteindre 50% du capital du franchisé. C’est un moyen pour le franchiseur de contrôler davantage le réseau de ses franchisés. Dans la distribution alimentaire, la formule vise à dissuader tout départ vers la concurrence si la cession du magasin est envisagée. Si le franchisé ne supporte qu’un risque financier allégé, il perd en revanche un peu de son indépendance du fait de l’immixtion du franchiseur dans la gestion de son entreprise ;

■ les contrats de masterfranchise : le franchiseur concède à un chef d’entreprise (« maître franchisé ») le droit de franchiser luimême l’enseigne à un territoire déterminé. La formule a été inventée aux États-Unis pour étendre un réseau à l’ensemble des états. Elle est également utilisée par des franchiseurs étrangers (notamment américains) pour pénétrer de nouveaux marchés (notamment européens) ;

■ les réseaux de franchise mixte : au contraire des réseaux classiques qui comptent en principe quelques unités pilotes appartenant au franchiseur, le nombre d’unités en propre (appelées succursales) peut représenter une forte proportion des entités des réseaux mixtes. L’existence de nombreuses succursales prouve la confiance du franchiseur dans son concept et peut être bénéfique aux franchisés, mais peut aussi laisser planer un doute quant à l’adéquation du concept à la franchise, et parfois engendrer un climat de tension ; c’est une information qu’un futur franchisé doit connaître avant de rejoindre un réseau. 
Aujourd’hui, on voit des réseaux de succursalistes se tourner vers la franchise. Un futur franchisé doit être bien conscient que ces réseaux ont démontré leur réussite dans leur métier, mais sont novices dans celui de la franchise.

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