La franchise attire toujours des candidats

publié le 24 févr. 2009 à 13:34 par FUGEN Maelys   [ mis à jour le·24 févr. 2009 à 13:35 par Administrateur du site ]

Si les enseignes demeurent optimistes, les franchisés le sont moins, selon une enquête CSA pour le groupe Banque populaire, la Fédération de la franchise et « Réussir ».

MALGRÉ la crise économique, la franchise continue à attirer des candidats. « Sur les neuf premiers mois de l'année, les créations d'entreprise en France ont progressé de 5,6 % par rapport à 2007, selon les chiffres de l'APCE (Agence pour la création d'entreprises), dont 9,3 % dans le secteur des services. La franchise suit ce mouvement et continue à se structurer », souligne Christian Le Seac'h, directeur du marché des professionnels à la direction du développement du groupe Banque populaire. Toutefois, dans cette période de gros temps, franchiseurs et franchisés ne voient pas l'avenir de la même manière.

Selon l'enquête annuelle réalisée par l'Institut CSA pour le compte du groupe Banque populaire et la Fédération française de la franchise (FFF), désormais associés à Réussir, les franchiseurs sont toujours, à une écrasante majorité (91 %), « très » ou « plutôt » optimistes. Et plus des deux tiers des enseignes se situent encore dans une stratégie de développement.

1 141 réseaux en France

Il en va autrement chez les franchisés. « De leur côté, l'humeur est plus morose. Ils sont moins satisfaits de leur projet, moins attachés à leur réseau, plus pessimistes (28 % contre 17 % en 2007, NDLR), moins fidèles... Des signaux d'alarme liés au contexte économique et à la baisse des revenus que les franchiseurs doivent entendre », soulignent la FFF et le groupe Banque populaire. Néanmoins, la franchise demeure créatrice d'emplois sur le plan local. Ainsi, sur la période juin 2007-juin 2008, un franchisé sur deux en a créé au moins un. Et en vitesse de croisière, ils emploient, en moyenne, près de neuf salariés.

Fin 2007, il y avait 1 141 réseaux de franchise actifs en France. L'équipement de la personne (prêt-à-porter, chaussures, lunetterie...), les services (salons de coiffure, centres de beauté, immobilier, assistance aux personnes âgées...), les commerces divers (fleuriste, parfumerie...) ou alimentaires, l'équipement de la maison et la restauration (classique ou rapide) constituent le gros du bataillon.

Matures, les enseignes comptent en moyenne 58 points de vente franchisés et sont détenues à une très forte majorité (71 %) par leurs dirigeants. Beaucoup de grosses PME ont en effet choisi la franchise pour accélérer leur développement.

Ayant de solides bases arrière sur le marché français, bien des franchiseurs (Novotel, Yves Rocher, Dessange, Orchestra...) sont partis à la conquête du marché international. Ainsi, 29 % ont déjà des points de vente à l'étranger et le mouvement devrait s'amplifier, puisque 26 % (douze points de plus qu'en 2007) souhaitent franchir les frontières de l'Hexagone dans les deux ans qui viennent, selon le CSA.

Développement à l'international

Si l'Union européenne, les pays du Moyen-Orient et du Maghreb constituent des cibles privilégiées, les enseignes vont de plus en plus loin, dans des marchés - Amérique du Nord, Asie, Russie, Amérique latine - réputés difficiles. Mais, soulignent le groupe Banque populaire et la FFF, « les méthodes d'internationalisation des réseaux restent empiriques » alors même qu'ils se déclarent intéressés par des services d'aide (étude du marché local, recherche de partenaires, prise en charge des démarches légales...).

En clair, il y a un décalage entre les besoins et les outils.

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